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"Dis maman, est-ce qu'il y a encore de belles choses à voir sur terre; ou bien elle pleure ma planète?" C'est ce qu'on va essayer de comprendre en partant à 5 pendant 2 ans dans un camion 4x4.

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1ère étape - France

C’est dans un climat de silence général que le camion amorce les premiers kilomètres du voyage. Un silence imprégné par la grande fatigue des derniers jours et la tristesse de quitter nos familles et amis, toutes ces personnes qui nous sont si chères.

Nous savons que nous partons réaliser notre rêve mais ce départ a des airs d’adieu.

Ce voyage que nous avons préparé si longtemps, nous n’arrivons pas à prendre conscience que c’est maintenant, on y est, on est parti, tant ces derniers jours ont été riches en sensations, mais aussi parce que ce départ nous a semblé à tous naturel.

Nous ne réalisons pas encore ce que nous sommes à la veille de réaliser. Jusque là ce sont les regards des autres, leurs questions, leurs étonnements qui nous ont fait comprendre ce que notre projet a de différent. Puis ce sont les larmes et les adieux qui nous ont émus. Aujourd’hui, nous n’avons pas encore le sentiment d’être devenus des nomades, en dépit du modèle d’éducation que nous avons reçu de nos parents, mais simplement des vacanciers en camping-car, parmi tant d’autres que nous croisons sur notre route.

Au cours de ces premiers kilomètres, le climat est très loin de  l’excitation que nous avions imaginé. C’est donc les yeux fatigués et le cœur lourd que nous voyons le premier ruban de bitume se dérouler sous les roues du camion. D’ailleurs les enfants dorment.

Dans le rush du départ, il y a d’abord eu le déménagement de la maison dans la pièce que nous avons réservé pour stocker toutes nos affaires personnelles. Même en s’y étant pris longtemps à l’avance, il y a toujours des affaires que nous essayons de garder jusqu’à la dernière minute, les derniers témoins d’un monde de confort, nos dernières habitudes, les dernières choses qui nous relient à ce qu’on considère désormais comme notre « vie d’avant ». Ce sont autant de rangements et de démarches qu’on reporte en se disant qu’on a encore un peu de temps.

Voici une petite image qui montre les dotations individuelles de chaque enfant. Quand on part pour 3 ans, il faut savoir voyager léger !

Mais cela c’est sans compter toutes ces personnes, tous ces amis qui nous sollicitent pour une visite du camion pour les uns, pour un apéro pour les autres. Toutes ces sollicitations auxquelles nous répondons avec grand plaisir car ce sont nos amis qui nous portent et forment le ciment de notre vie de famille. Nous avons étés très sensible à toutes les marques de sympathie de chacun d’entre vous. Je ne vais pas citer tout le monde, mais je sais que vous vous reconnaitrez.

Résultat : un total de 20 heures de sommeil au cours des cinq nuits qui ont précédé le départ, avec au milieu un sommeil réparateur lors du tout premier bivouac avant la soirée chez Olivier à Bois-le-Roi, soit les 500 premiers mètres de notre tour du monde et une manœuvre en marche arrière qui a fait perdre à Laurent un litre de sueur !

Cette soirée, parlons-en ! Vous pouvez consulter les photos, mais aussi déposer et échanger les vôtres en cliquant ici.

Merci à tous ceux qui ont pu venir, c’est bon de savoir que nous sommes entourés par de vrais amis. Cette soirée, nous y penserons tout au long du voyage, avec la ferme intention de tous vous retrouver prochainement. A part quelques larmes que nous n’avons pas pu retenir à la dernière minute, nous avions grâce à vous, l’impression de ne partir en vacances que pour quelques jours.

En adoptant une conduite souple, je me rends compte qu’on arrive non seulement à réduire de manière considérable le bruit dans la cabine, mais aussi la consommation du camion. Ainsi alors qu’on atteignait le chiffre hallucinant de 28 litres aux cents kilomètres lors de la préparation, la moyenne tombe à 20 si on roule doucement. Cela aura certainement un impact important sur notre budget. D’autre part, je me suis rendu compte que le camion possède un régulateur de vitesse qui n’est ni plus ni moins qu’un accélérateur à main, c'est-à-dire un câble qui réduit la course de la pédale de droite. Bloqué à fond, il permet de libérer les jambes sur autoroute et d’atteindre les performances mentionnées plus haut. Cela permet en outre de ménager le camion sur le long terme, mais offre une vitesse de croisière de 65 km/h seulement. Nombreux sont les camions italiens qui nous ont doublés à coup de sirène, mais on s’en fout, on n’est pas pressés !

Nous avons fait en 2 demi-journées le trajet qui nous sépare de Chambéry, là où habite le papa de Laurent. Au programme : farniente, vins de Savoie et bateau sur le Lac du Bourget, de quoi repartir frais et dispos !

Au passage, nous avons un jour été réveillés par les pompiers qui ont garé l’ensemble de leur armada autour de Chamaco pour aller faire du sport. Je vous laisser chercher l’erreur sur la photo…

Le camion se comporte bien. Il a à peine crachoté lors de la traversée des Alpes, mais nous a quand même offert la possibilité de tester le crabotage et la vitesse courte au sommet du Mont Cenis.

Les enfants prennent leur rythme à bord du camion. Marine et Corentin passent de la caisse à la cabine, tandis que Charlotte a du mal à s’adapter à cette nouvelle maison. On ne compte plus les bosses et les coups en roulant. Virginie soigne tout ce petit monde et essaie de répondre aux attentes des uns et des autres, en faisant en sorte d’optimiser les rangements et le peu d’espace intérieur.

Après deux jours de route depuis Chambéry et un bivouac difficile dans une ville italienne qui ressemble à Monaco avec son dénivelé vertigineux sur la mer, ses routes en épingle larges comme des allées de supermarché dans lesquelles nous sommes allés nous fourvoyer en vain pendant presque deux heures de galère, nous sommes actuellement en Toscane. Nous avons retrouvé nos cousins belges dans un cadre paradisiaque, au milieu des cigales et des oliviers. La Dolce Vita, ça a du bon et on a bien sûr une pensée hypocrite pour tous ceux qui travaillent!

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T
bon voyage et bonne chance
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C
Bonjour,Je viens de consulter votre site, magnifique ce voyage ! Je vous souhaite beaucoup de bonheur à tous et bonne route, je vous envie..
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J
BRAVO POUR VOTRE DETERMINATION!
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A
Bonjour Virginie!je suis Albane Moulin Fournier (ex- Striffling) et nous avons vu cet été ton père arriver à la Ronze dans sa fantastique petite voiture verte ( nos 4 garçons étaient fascinés!).Bien sure, ton père nous a parlé de votre voyage (pas peu fier du reste)..et a aiguisé notre curiosité.C'est génial ce que vous faites et je lis votre parcours avec grand plaisir.Nous, nous sommes en Roumanie depuis presque 4 ans déjà...et c'est aussi une forme d'aventure! Certainement plus confortable que la votre...mais aussi avec coqs et chiens à profusion en plein centre ville.Nous avons 4 garçons (9 ans, 7 ans, 5 ans et 2 an 1/2) qui vont à l'ecole francaise et qui rêve de voyages...Petit clin d'oeil: nous partons 1 semaine à Chios pour les vacances de la Toussaints!Bonne route à vous tous ,Albane et Tanguy.
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C
C'est beau de vivre ses rêves !
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